Un EHPAD coûte entre 2 200 et 5 000 €/mois en 2026 selon le département, avec un tarif médian IDF d'environ 3 264 €/mois pour l'hébergement seul (source CNSA). Le reste à charge final, après mobilisation des aides (APA, crédit d'impôt 25 %, ASH éventuelle), est généralement 30 à 50 % inférieur au tarif facial. Quand la retraite ne suffit pas, une cascade légale s'enclenche : aides, obligation alimentaire des proches, puis en dernier recours le patrimoine du résident.
Utilisez le simulateur ci-dessous pour un calcul personnalisé (APA + ASH + crédit d'impôt inclus). Les calculs restent dans votre navigateur, aucune donnée n'est transmise.
Calcul instantané selon les barèmes officiels 2026 : APA national (CASF L.232-1), ASH départementale (CASF L.231-4), crédit d’impôt 25 % (CGI art. 199 quindecies). Les calculs restent dans votre navigateur, aucune donnée n’est transmise.
Le tarif facial d'un EHPAD se compose de trois éléments distincts, tarifés séparément.
C'est la facture la plus visible. Tarifé entre 65 et 165 €/jour selon le département et l'établissement (soit 1 980 à 5 020 €/mois). Couvre : la chambre, la restauration, la blanchisserie, l'animation, le ménage, les frais généraux de structure. Reste à la charge intégrale du résident (avant aides).
Forfait journalier qui varie selon le niveau de dépendance (GIR 1 à 6) :
Largement compensé par l'APA pour les GIR 1 à 4.
La part "soins médicaux" est versée directement par l'Assurance Maladie à l'EHPAD via une dotation. Aucun coût direct pour le résident sur cette composante (hors dépassements d'honoraires éventuels de médecins libéraux extérieurs).
Les fourchettes observées en 2026 selon les données CNSA et le baromètre SeniorVigil sur 703 EHPAD IDF (hébergement seul, hors dépendance).
| Département | Tarif médian (hébergement) | Fourchette observée |
|---|---|---|
| Paris (75) | ~ 3 800 €/mois | 2 900 à 5 500 €+/mois |
| Hauts-de-Seine (92) | ~ 3 500 €/mois | 2 700 à 5 000 €/mois |
| Val-de-Marne (94) | ~ 3 200 €/mois | 2 500 à 4 500 €/mois |
| Seine-Saint-Denis (93) | ~ 2 900 €/mois | 2 300 à 4 000 €/mois |
| Yvelines (78) | ~ 3 000 €/mois | 2 400 à 4 200 €/mois |
| Essonne (91) | ~ 2 700 €/mois | 2 100 à 3 800 €/mois |
| Val-d'Oise (95) | ~ 2 600 €/mois | 2 000 à 3 700 €/mois |
| Seine-et-Marne (77) | ~ 2 500 €/mois | 2 000 à 3 500 €/mois |
Au niveau national, la DREES situe le tarif médian hors IDF entre 2 000 et 2 800 €/mois selon les régions. L'Île-de-France reste la zone la plus tendue, suivie de PACA.
Quatre facteurs structurels expliquent les écarts.
Facteur n°1. Un mètre carré à Paris coûte 3 à 4 fois plus cher qu'à 50 km de la capitale. Le tarif d'hébergement intègre l'amortissement de l'investissement immobilier.
Un EHPAD habilité ASH a ses tarifs encadrés par arrêté préfectoral. Les hausses annuelles sont limitées (typiquement 1 à 3 %). Les EHPAD non habilités fixent leur tarif librement, souvent plus élevé.
Chambres individuelles spacieuses, restauration de haut niveau, espaces verts, animations multiples : ces différences ne sont pas un signal de qualité de soin, mais elles renchérissent le tarif facial.
Le reste à charge médian en France après APA et crédit d'impôt s'établit autour de 1 500 à 1 800 €/mois en 2026. Mais cette médiane cache des écarts importants.
| Profil | Tarif facial | Aides cumulées | Reste à charge mensuel |
|---|---|---|---|
| EHPAD public habilité ASH, GIR 2, revenus modestes | ~ 2 800 € | APA + crédit d'impôt + ASH | ~ 800 à 1 200 € |
| EHPAD privé non lucratif, GIR 3, revenus moyens | ~ 3 200 € | APA + crédit d'impôt | ~ 1 500 à 1 800 € |
| EHPAD privé commercial Paris, GIR 1, revenus confortables | ~ 4 800 € | APA + crédit d'impôt (pas d'ASH) | ~ 3 000 à 3 500 € |
La cascade légale française quand les revenus du résident ne couvrent pas le reste à charge.
APA (forfait dépendance), crédit d'impôt de 25 % (jusqu'à 2 500 €/an), éventuelle complémentaire santé pour les frais médicaux annexes. C'est le premier filet de protection, mobilisable automatiquement.
Versée par le département quand les revenus du résident (90 % laissés au résident pour ses dépenses personnelles minimales) ne couvrent pas le tarif d'hébergement, et si l'EHPAD est habilité à l'aide sociale. Voir notre guide ASH dédié pour le mécanisme complet et l'impact sur la succession.
Si l'ASH ne suffit pas, le département évalue l'obligation alimentaire des proches : enfants, petits-enfants, gendres et belles-filles selon leurs revenus respectifs. Le barème varie selon les départements (RDAS — Règlement Départemental d'Aide Sociale). Voir notre simulateur d'obligation alimentaire pour estimer votre quote-part.
En dernier recours, deux options :
L'ASH ne contraint pas à vendre, mais elle est récupérable sur succession au-delà de 46 000 € de patrimoine. Les héritiers doivent rembourser l'ASH versée sur la part héritée qui dépasse ce seuil.
Six leviers concrets, par ordre d'impact décroissant.
Entre 2 000 et 5 000 €/mois selon le département et le statut. Tarif médian IDF ~3 264 €/mois (hébergement seul). Reste à charge final généralement 30 à 50 % inférieur après mobilisation des aides.
Cascade : revenus + APA/crédit d'impôt, puis ASH (si EHPAD habilité), puis obligation alimentaire des proches, puis en dernier recours mise en location ou vente du patrimoine du résident.
Médian France : 1 500 à 1 800 €/mois après APA et crédit d'impôt. Peut tomber à 800-1 200 €/mois en public ASH avec revenus faibles, ou grimper à 3 000 €+/mois en privé parisien.
Coût immobilier (Paris ×3-4 vs grande couronne), statut juridique, habilitation ASH, niveau de prestation. Écart 1 à 3,7 entre le moins et le plus cher en IDF.
2,5 à 3 ans (DREES). Avec un reste à charge de 1 500 €/mois, coût total cumulé de 45 000 à 54 000 € pour la famille — à anticiper financièrement.
Oui, 2 à 4 %/an en moyenne. EHPAD habilités ASH plafonnés par arrêté préfectoral (1 à 3 %). EHPAD non habilités fixent librement.
En moyenne oui, mais pas systématiquement. Hiérarchie habituelle : public < privé non lucratif < privé commercial. Le statut est indiqué sur la fiche de l'établissement.
Pas systématiquement. La vente n'intervient qu'en dernier recours. La mise en location génère des revenus sans cession définitive. L'ASH ne contraint pas à vendre mais est récupérable sur succession au-delà de 46 000 € de patrimoine.
Choisir un EHPAD demande de croiser le tarif CNSA, la cotation HAS Qualiscope, les inspections ARS et l'évaluation Alim'confiance. SeniorVigil croise ces quatre sources pour les 703 EHPAD d'Île-de-France et permet le filtrage par département, statut et fourchette de tarif.